Situation hydrogéologique au 1er novembre 2022
En octobre, la vidange ralentit et la recharge semble débuter notamment sur les nappes du nord-est, sans être encore généralisée. En effet, les tendances d’évolution s’inversent lentement mais restent très contrastées selon la pluviométrie et la réactivité des nappes.
Les pluies de ce début d’automne ont été largement insuffisantes pour compenser les déficits accumulés depuis le début de l’année. La situation globale n’évolue que peu. Les niveaux des nappes à l’entrée de l’hiver 2022-2023 sont nettement inférieurs à ceux de l’année dernière, deux-tiers des nappes affichant toujours des niveaux sous les normales mensuelles.
En novembre, les tendances dépendront essentiellement de la pluviométrie. La recharge devrait se généraliser sur les secteurs arrosés et la situation devrait alors s’améliorer. En cas de précipitations insuffisantes, la vidange pourrait reprendre et l’état des nappes se dégrader. L’état de nombreuses nappes, fragilisées par un étiage estival assez sévère, sera à surveiller durant toute la période de recharge.
L’unique solution pour préserver l’état des nappes, et ainsi maintenir la continuité entre eaux souterraines et eaux superficielles et préparer l’année 2023, est de limiter les prélèvements en eau. La recharge 2022-2023 conditionnera les niveaux de l’année prochaine. Des pluies abondantes et longues seront nécessaires dans les prochains mois et jusqu’au printemps afin de reconstituer durablement les réserves.